samedi 19 mars 2011

Platax, phasmes et cuite...

Hier, j’ai re-attaqué à 6h du matin pour cette fois-ci faire un poids moyen de « platax », c’est un poisson local, qui s’est apparemment beaucoup raréfié car très consommé. C’est pour cette raison, qu’il y a des élevages sur l’île de Tahiti et ses alentours.
Donc pour mes collègues « aquaculteurs » et pour les autres aussi ;), voici des photos de ce fameux poisson qui peut apparemment atteindre plus d’un Kg, je ne connais pas encore toutes les données techniques. Très étonnant puisque il ressemble plus à un poisson d’ornement qu’à un poisson destiné à la consommation.
J’espère visiter l’écloserie de ce poisson d’ici peu de temps pour y voir les géniteurs.





Hier soir, on a renvoyé l’ascenseur à tous nos copains en service civile en fêtant notre crémaillère, dans les studios, soirée bien arrosée. Je me tape un mal de crâne à la John McClane...(une référence cinématographique...).
A midi, barbecue chez les mêmes types, Jérémy et Damien. Je crois avoir déjà parlé d'une famille de mexicain sur le centre (le père y travaille), et bien ils ont cuisiné des authentiques Tortillas, avec de la viande de boeuf cuit au barbecue, de la guacamole, et diverses sauces...Un délice.

Bon sinon en parlant plus sérieusement, j’ai donc trouvé les adultes des phasmes juvéniles précédemment découverts, en voici les photos. Pour le moment j’ai trouvé 4 femelles.
Cette espèce vit donc bien dans les cocotiers et j’ai pourtant trouvé, malgré la hauteur parfois gigantesque de cette plante (plus de 30 m.), de nombreux spécimens sur les quelques palmiers isolés poussant autour de chez moi et uniquement sur les feuilles accessibles visuellement.
Cela me laisse penser que la population de cette espèce est très importante, je devrais donc pouvoir trouver le mâle dans les jours à venir.
Dommage que cette espèce ne nécessite même pas des prospections en épaisse forêt...c'est quand même plus amusant.





Sur le même complexe que celui de l’Ifremer, il y a un établissement qui fait de la recherche sur la radioactivité. Hier matin on pouvait assister à une conférence principalement axée sur le Japon. C’était intéressant d’autant plus que j’avais des informations complémentaires de mon pote Damien. Il a fait une Prepa physique-chimie et est ingénieur. Il travaille actuellement sur les énergies et plus précisément sur les hydroliennes. Les rayons gamma, alpha beta et cie n'ont plus de secrets pour lui. Au-delà de ça, comme tous ici, il a fait pas mal de choses notamment travaillé au Danemark, aux Etats-Unis, passé 4 mois en Amérique du Sud…Et il doit avoir seulement 24 ou 25 ans…


Pour revenir à la conférence, j’ai appris que les japonais n’avaient que 3 jours pour arrêter le processus et que de nombreuses honorables personnes vont refroidir le réacteur en sachant pertinemment qu’ils vont y rester de part la radioactivité (d’après le conférencier, il faudrait une combinaison de 3 cm de plomb pour stopper les rayonnements) dans l’espoir de sauver des milliers personnes...honorable.
Tahiti n’a rien à craindre puisqu’il n’y a aucun échange entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud, (je fais référence au nuage radioactif qui pourrait se déplacer), la France étant sur le même axe, c’est plus risqué à long terme.

Enfin bon, on a appris un tas de choses intéressantes, c’était bien.

J’ai fini pour aujourd’hui, je félicite juste ma Mémé qui malgré ses connaissances préhistoriques en matières d’informatique (sans rancune Mémé) s’est quand même inscrite à la bibliothèque multimédia du coin pour pouvoir consulter mon blog, toute seule…respect Mémé. ;) (Mémé, si tu tournes la tête sur la gauche, tu t’apercevras que ce dernier petit signe, un point virgule suivi d’une parenthèse droite, est en faite une tête qui fait un clin d’œil, il faut avoir de l’imagination mais je sens que tu peux y arriver ;) ).

Allez A+

vendredi 18 mars 2011

Pêche à l'épervier


Bon cela fait déjà quelques jours que j'ai rencontré cette fameuse Emilie (la fille qui était sensée s'occuper de moi et mon stage), il s'avère que c'est une fille très dynamique, très compétente (elle revient juste d'un stage de Master à l'Ifremer de Nouvelle-Calédonie où elle y a découvert la crevette).
Elle vient du Lot-et-Garonne, j'ai presque autant de mal à la comprendre que les tahitiens...;) Elle est très sympa.

Je suis à fond dans les bouquins toute la journée. J'essaie tant bien que mal de combler mon retard de connaissances dans les crevettes et en même temps je m'investis dans d'autres travaux qui ne font pas forcément parti de mon stage.
Hier, j’ai commencé à 6h du matin pour faire un poids moyen de crevettes dans les bassins en terre (chacun des bassins fait environ 500m²), le fait qu'il fasse plus frais le matin contribue fortement à la survie des crevettes que l'on sort de l'eau.
J’étais curieux de voir leur méthode d’échantillonnage avec le légendaire "épervier". Il s’agit d’un filet de pêche.
En faite c'est d’une toile de filet bordée de mailles de fer qui à la fois resserrent la toile et en même temps jouent un rôle de poids. Cette toile coule très rapidement au fond.
C’est apparemment difficile à lancer, mais quand on voit « René » à l’œuvre on pourrait en douter. René est un tahitien d’une cinquantaine d’années qui rigole toute la journée, c’est très agréable de bosser avec lui.
Donc l’échantillonnage s’est fait avec Emilie et René, au menu : capture, sexage, puis pesage des crevettes. Très intéressant. Après ça nos chères crevettes s'en aillent rejoindre leurs congénères (à savoir qu'elles sont mises dans de l'eau à 20°C, (donc très froide ;), pour les anesthésier à l'aide de glace pilée.
Voici René à l'oeuvre:


Cette opération dure tout au plus, une quinzaine de secondes mais est très efficace.







Sinon, comme je l’ai écrit dans un de mes anciens articles, j’aime bien discuter avec les gardiens et ça m’a l’air réciproque.
Il y a un des gardiens, Jean-Yves,  qui m’a avoué lui-même que dans le coin on le surnommait le « Fada ». Pourquoi ? En faite c’est à cause de la pêche, il va pêcher au large avec une barque (déjà ça c’est pas mal) des poissons, accrochez-vous, qui grimpent jusqu’à 250 Kg.
Pas plus tard que la semaine dernière il a pêché un espadon qui faisait justement ce poids là. Mais n’allez pas penser que c’est exceptionnel pour lui,  il pêche très souvent des thons pesant plus de cinquante kilos (il les ramène sur sa barque, il m’a d’ailleurs annoncé que la dernière fois sa barque coulait à moitié quand il a ramené ses deux thons rouges de 80 Kg et un espadon de 100 Kg).

Bon je pense qu’un autre de ces actes a contribué à sa réputation de "marteau". Dans un concours avec ses cousins, il a ferré un thon rouge d’environ 80 Kg (je ne me rappelle pas de tous les poids mais c'était un truc comme ça) et le ramenait sur le bord. Et quand il a été sur le point de le sortir au bord du bateau, l’hameçon se brisa.
Le poisson parta lentement sous leurs yeux (fatigué par son long combat). Ni une ni deux, Jean-Yves prit une corde qui traînait à côté de lui, sauta à l’eau, fit un nœud autour de la queue du poisson pour le ramener. Résultat : il gagne le deuxième prix du concours : 800 000 CFP soit 6600 €…
Il n’est pas fou, il est juste un peu téméraire.:)
Bon je ne raconte pas tout ça pour rien, je lui ai demandé si je ne pouvais pas venir avec lui et il a accepté !
Il a les pieds sur terre et il nous emmène pas dans sa barque(Kévin, un autre stagiaire qui travaille sur la biologie moléculaire avec qui je m'entends très bien, et moi) mais dans une espèce de gros chalutier (bateau de son cousin), un "bonitier" (sûrement relatif au "bonits" un poisson beaucoup pêché dans le coin). Je devrais partir quasiment la journée en mer, un Samedi. Alors je suis content.

Voilà, voilà.

 

mercredi 16 mars 2011

Deuxième prospection

Hier soir, je suis parti en prospection principalement pour prendre des photos de Macrobrachium lar, une autre espèce de chevrette de tahiti que j'avais vu quelques jours auparavant.






Donc je trouve la bestiole et je la prends en photo:








Je poursuis ma route dans la forêt et sur quoi je tombe ? Deux phasmes sur un plant de cocotier ! Je pense qu'il s'agit de Graeffea crouanii, espèce connue de l'île, même si le stade des spécimens trouvés (L1, L2) ne me permet pas de le garantir.


                                                                        




En prime vous avez droit à une photo de ma tête en prospection.




Il y a 11 h de décalage en moins par rapport à la France (quand il est 13h30 ici il est 0h30 en France).

Je suis à 10 km d'un petit super marché (Champion), on y va tous ensemble avec les autres stagiaires et mes collègues en "service civile".La vie est particulièrement chère (rien à voir avec la guadeloupe),après cela dépend des produits, mais par exemple, il n'y a qu'une seule variété de pomme de terre et elles sont horriblement chères.

Pour la monnaie ce sont des CFP (francs des Colonies Françaises du Pacifique) qui sont également présentes en Nouvelle-Calédonie, 100 f est l'équivalent de 80 ct d'€.
Les billets sont énormes, ils ne passent pas en largeur dans mon porte-feuille, je dois les plier en 4...
Je ferais une photo des billets et pièces, un de ces quatre.

Une dernière photo pour montrer le contraste montagne-mer, le temps était légèrement orageux:

dimanche 13 mars 2011

Diverses photos

Donc voici les photos tant attendues de mon studio et de ma vue depuis ma terrasse :





Donc voilà mon studio mon lit sur la droite, un bureau également sur la droite, un placard, et ma terrasse.











Ma cuisine, gazinière et four.









La vue depuis ma terrasse, ce que vous voyez en bleu, c'est bien le Pacifique.












Journée surf !

Ce qu’il faut savoir c’est que le surfeur en général passe la majorité de son temps à attendre la "bonne" vague, c’est-à-dire assis sur sa planche, en tout cas c'est ce qu'il se passait quand j'y étais.
Bon moi j’ai fait du body-board : petite planche où quand on est très fort, on se met à genou au lieu d'être debout. Comme je ne parvenais même pas à rester dessus allongé (la planche glissait constamment), je ne risquais de me mettre à genou dessus. Après avoir failli mourir noyé à plusieurs reprises, j'ai cessé l'activité.

Mes deux collègues Kévin et Vincent, maîtrisent effectivement bien cette activité puisqu’ils ont fait plusieurs « take off » (quand tu te mets debout sur ta planche).
J’ai aussi fait de la pirogue, c’est un certain « Mana » qui nous l’a prêté, un jeune tahitien qui bosse à l’Ifremer aussi. Les tahitiens ont un accent qui consiste entre autre à rouler les R, j’ai parfois un peu de mal à le comprendre mais ça va venir.
J’ai passé ¾ d’heure en forêt cette nuit, mais je n’ai rien trouvé  .

Bon ce matin, j'avais un peu de temps alors je me suis équipé "prospection"(pantalon, guêtre, chapeau;)) et j'ai tracé tout droit dans la forêt  jusqu'en haut, 2 heures d'effort intensif...Il n'y avait aucun chemin.
La végétation se transforme peu à peu mais à la place des "patûrages" chez nous ce sont des champs de fougères de 1,5-2 m. de haut. C'était particulièrement éprouvant, d'autant plus que je n'avais pas de mâchette mais j'ai été récompensé par une vue sublime, je vous laisse admirer.

A mi-chemin

Un peu plus haut

                            Au sommet



Alors le complexe de bâtiments que vous pouvez distinguez sur les deux dernières photos sont les structures de l'Ifremer.
Vous pouvez également voir les fameuses fougères qui m'ont donné tant de mal.
Autres informations, comme vous pouvez le voir sur la photo, il y a un trait blanc au large qui traverse toute la photo. En faite ce sont les vagues. J'avais parlé du lagon à certains d'entre vous sans trop savoir ce que c'est vraiment et maintenant je sais.
En faite, une barrière de récifs s'est formé au large et se trouve être un véritable "brise-vague", les vagues s'arrêtent à cette barrière et constitue cette trace que l'on peut voir sur la photo.
C'est aussi pour ça que les gens à Tahiti sont relativement à l'abri des tsnumanis, la barrière de récifs en limitent une grande partie, il n'y a aucune vague ou presque sur le littoral.

J'ai fait un peu de plongée dans le lagon et je peux vous dire que c'est absolument magnifique, c'est idiot de dire ça, mais ça fait vraiment pensé à un aquarium avec des poissons multicolores partout.

samedi 12 mars 2011

Alerte Tsunami ! + autres trucs.

Donc hier matin, j’attendais patiemment mon collègue pour aller à la pêche (vers 4h du matin) quand une alarme très forte a sonné.  J’ignorais ce que c’était jusqu’à ce que le gardien passe nous réveiller et m’expliquer qu’ « aller pêcher ne serait pas possible »…et que cette alarme était en fait une alerte au tsunami.

L’ensemble du personnel de l’ifremer s’est réuni à la cafétéria (plus ou moins en hauteur) en attendant le fameux tsunami. Comme vous devez le savoir, un gigantesque séisme a sévi au Japon créant une vague d’apparemment 18 m. 
Bon je vous rassure tout de suite, on a attendu pendant 3 h à la cafétéria sans que rien ne se passe (il attendait une vague de 2 mètres puis 70 cm puis 50 cm à 6h55). Un type m'a avoué qu'ils étaient régulièrement réveillé par cette alarme mais qu'ils ne voyaient jamais "la queue d'une vague".
Donc j’en ai profité pour aller me promener dans la forêt juste devant mon studio, repéré les lieux pour ce soir.

Ce même jour un bateau faisant le tour du monde en filmant un tas de truc s'est arrêté à l'IFREMER pour faire un documentaire et un gros buffet était organisé par la suite.
Malheureusement le décalage horaire a eu raison de moi, j'ai loupé la fête, j'ai voulu me reposer 2 min sur mon lit, et je me suis réveillé quand tout était terminé.:)

Le soir même, on était encore invité chez Julie, soirée bien arrosée, j'étais pas assez frais pour aller prospecter en forêt.:)
Aujourd'hui, une après-midi surf est prévu à Papeeno...

Premier jour au centre

Le décalage ne se fait pas trop ressentir  même si à l’heure où je tape ceci, il n’est que 21 h et que je suis vraiment très fatigué. Le premier jour a vraiment été le paradis, je travaille avec plusieurs personnes sur la crevette dont une jeune fidjienne et un jeune brésilien, qui se débrouillent tous deux très bien en français.

J’ai visité un peu les lieux et c’est vraiment plaisant d’être dans une structure de ce type avec une ambiance comme celle-là. Les gens sont très gentils. Jean Gogueneim m’a fait visiter les lieux avec beaucoup de sympathie. Je me suis déjà un peu familiariser avec les gardiens.

Comme je le prédisais, beaucoup de gens ici prépare une thèse c’est le cas du brésilien qui est une véritable pointure dans le milieu des crevettes (avec notamment déjà, à seulement 28 ans, plusieurs publications à son actif avec les meilleurs scientifiques du monde) et qui maîtrise portugais, espagnol, anglais, français…

J’ai quasiment passé ma journée avec lui en lisant de la bibliographie tout en lui posant des questions.

Le repas à la cafétéria… ! Exceptionnel, digne d’un très bon restaurant…En entrée une salade, plat principal du riz mélangé avec quelques légumes et diverses épices, et du thon (j’ignore comment il était préparé, il semblait cru). 
C’est clair que c’est un des meilleurs trucs que j’ai jamais mangé même si c'était mon premier casse-dalle après les 20h d'avion et ses "excellents repas" cela a pu jouer…Bref pour 2,85€ le repas, il est évident que je ne vais pas m’en priver pendant ces 6 mois.

J’ai déjà fait bien connaissance avec les autres « jeunes » du centre puisque je reviens tout juste d’une soirée pizza réunissant quasiment tous les secteurs d’étude (huîtres perlières, crevettes, platax (un poisson de là-bas), et également un type qui bosse sur les hydroliennes). Il est évident que ça risque d’être intéressant par la suite.
Demain matin, levée 5h00, je vais pêcher avec un des types de l’entreprise.
Bon première fois que je ressens vraiment le décalage horaire, ce matin à 3h30-4h je tournais dans mon lit. Du coup je me suis levé pour rangé mes affaires et écrire ça.

Les nombreux coqs de l’île chantent déjà. Ici beaucoup de poules et de chiens errants.

Il y a  5 studios les uns à côté des autres, 3 sont occupés. Mon voisin (je suis dans le studio n°2 et lui dans le n°3) se prénomme Kévin, il est là pour 6 mois et est arrivé il y a une semaine (autant dire qu’on sera ensemble longtemps), il est en Master II à Montpellier sur la biologie moléculaire.
Vincent est arrivé en même temps que moi et est là pour 10 semaines, il est en 3ème année de licence de biologie marine. Il la passe à Anglet,  sud-ouest de la France, mais est originaire de la Réunion.
Ils sont tous les deux très sympathiques et semblent plutôt motivés pour faire plein de choses (peut-être mis à part allé pêcher à 5h00 du matin…), notamment du surf, activité qu’ils semblent maîtriser tous les deux.

Ah oui celui avec qui je vais pêcher se nomme Jérémy, il travaille en « VAT » ? (service civile) sur l’huître perlière,  il a un master international, passé au Chili et est donc bilingue (espagnol).
Hier nous étions invités (pizza) chez une certaine Julie, elle a passé un Master à Montpellier, et m’a certifié qu’une bonne partie des gens de sa classe venait de Poisy… ! Elle est également en service civile et bosse sur le platax.

Déroulement du voyage/ Arrivée à Tahiti

Globalement le voyage s’est bien déroulé, seul problème, la douane américaine…

Elle a été bien fidèle à leur réputation puisque chaque personne descendant de l’avion est pris en photo, oui oui pris en photo ! Après ça la prise de chacune des empreintes digitales paraissait normale.

J’ai pu marcher (courir) quelques minutes dans Los Angeles puisqu’il fallait sortir de l’aéroport pour accéder à notre porte d’embarquement et que nous étions en retard (cause : la douane bien sûr).
Lorsque j'ai "traversé" Los Angeles, j'ai constaté que la Californie est bien comme on la voit dans les films, assez sec, quelques arbres par ci par là et essentiellement des palmiers, des grosses bagnoles américaines.

L’avion est finalement parti en retard et arrivé en retard (23h12).
Il faut le dire, le trajet était quand même particulièrement long (11h30 + 8h30 de vol). Entre Los Angeles et Paris, j’étais à côté d’une Ch’ti très sympathique, la quarantaine, voyageant pas mal. L’avion était un mixte de nombreuses nationalités, avec notamment des italiens et des allemands.

L’aéroport de Tahiti est assez réduit en taille donc ça n’a pas été très compliqué d’en sortir.
A notre arrivée, après avoir traversé le tarmac de  pour rentrer dans l’enceinte de l’aéroport, deux tahitiens nous attendaient en jouant du ukulélé et en chantant, c’était très beau, ainsi que deux tahitiennes (magnifiques) qui distribuaient des fleurs…ambiance de rêve…
Les deux personnes qui nous attendaient (oui nous puisqu’un deuxième stagiaire était dans le même avion que moi, je ne le savais évidemment pas), étaient des jeunes en service civile à l'Ifremer. Nous avons eu droit à notre collier de fleur chacun comme la tradition l’impose.

Mon studio est fantastique, un peu en amont du centre de l’ifremer sur une colline, il comporte une terrasse avec vue sur le large. J’ai la salle de bain la cuisine un lit super ( ;), le rêve quoi...!
Les photos arriveront.